Rapport sur la Judiciarisation de l’itinérance à Val d’Or co-rédigé par Marie-Eve Sylvestre

Posted on Friday, December 9, 2016

La professeure Marie-Eve Sylvestre et sa collègue Céline Bellot de l’École de service social de l’Université de Montréal, présentent aujourd’hui un rapport sur la judiciarisation des personnes itinérantes à Val d'Or pendant une conférence de presse organisée au Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or.

Dans leur rapport, les professeures ont présenté les résultats de leur étude sur la judiciarisation de l’itinérance à Val d’Or.  Il ressort que la pénurie de réponses sociales à l’itinérance contribue à faire des policiers de la Sureté du Québec, les premiers voire les seuls répondants pour gérer les tensions et les problèmes liés à la présence de personnes en situation d’itinérance au centre-ville.  Or, pour Marie-Eve Sylvestre, « l’itinérance n’est pas une urgence pénale mais une urgence sociale ».

Le rapport présente « de nombreux indicateurs de profilage social et racial et plus largement de discrimination systémique » affirme Céline Bellot, directrice de l’Observatoire des profilages racial, social et politique.  Il est question, notamment, de l’imposition disproportionnée de constats d’infraction aux personnes autochtones en situation d’itinérance, soit 76,2% des 3087 constats d’infraction émis en vertu du Règlement municipal concernant les nuisances, la paix, le bon ordre et les endroits publics entre le 1er janvier 2012 et le 31 mars 2015.

Le rapport inclus de nombreuses recommandations formulées par les deux chercheures afin de mettre fin au profilage et à la discrimination systémique.

Consultez le rapport et les faits saillants en ligne.

Consultez l’article « Racistes ou démunis, les policiers de Val-d’Or? » publié à ce sujet dans Le Devoir.

Consultez l’article « Les itinérants autochtones de Val-d'Or victimes de racisme »   publié à ce sujet sur Ici Radio-Canada (Abitibi-Témiscamingue).

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