Autochtonie : Des professeurs de la Faculté de droit occupent une place importante dans le nouveau numéro de la revue Perspectives sur la recherche

Publié le mercredi 27 avril 2016

Le dernier numéro de la revue Perspectives sur la recherche, publiée par l’Université d’Ottawa, s’intitule Autochtonie et s’intéresse aux enjeux qui touchent les people autochtones du Canada. Les articles présentent les travaux de recherche de plusieurs professeurs de la Faculté de droit, dont Larry Chartrand, Darren O’Toole, Angela Cameron et Sarah Morales de la Section de common law, ainsi que Sébastien Grammond et Ghislain Otis de la Section de droit civil.

L’article intitulé « Demandes oubliées » décrit les travaux des professeurs Chartrand, Grammond et O’Toole, qui s’intéressent aux droits conférés aux Métis par des traités et souhaitent combler de graves lacunes dans nos connaissances sur les Métis du Canada. Ce projet est financé par une subvention de cinq ans du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), et vise à apporter des précisions sur les accords conclus par les Métis par le passé, mais aussi à engager les collectivités actuelles de Métis dans la création de liens solides pour préparer l’avenir. « Il s’agit d’un projet tourné vers l’avenir, » affirme M. Chartrand, « vers ce qui pourrait servir de modèle à la réconciliation entre les revendications des Métis et le gouvernement. »   

Cliquez sur ce lien pour lire « Demandes oubliées ».

Le professeur Otis est à l’honneur dans l’article intitulé « Le droit autochtone sous la loupe », qui décrit les efforts qu’il a déployés afin de faire en sorte que les cultures juridiques autochtones soient reconnues partout dans le monde, vu l’importance fondamentale qu’elles revêtent pour les Premières Nations. M. Otis croit qu’une telle reconnaissance est essentielle pour redonner leur dignité aux peuples autochtones, et améliorer notre connaissance du patrimoine de l’humanité. En 2013, il a reçu du CRSH une subvention de partenariat de 2 millions de dollars, grâce à laquelle il dirige un projet de recherche d’envergure internationale sur la coexistence de la culture juridique autochtone et du droit étatique. « Les sociétés occidentales doivent réserver une place légitime aux cultures juridiques autochtones, » selon lui. « La colonisation a occulté ces cultures, tant sur le plan de la religion que de la langue, mais surtout en matière de droit. »

Cliquez sur ce lien pour lire « Le droit autochtone sous la loupe ».

Finalement, la professeure Angela Cameron est citée dans l’article intitulé « Les racines profondes de la violence », qui s’intéresse à ses travaux de recherche sur le lien entre la violence et l’accès restreint des femmes aux possibilités socioéconomiques dans le contexte de l’enquête du gouvernement fédéral sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Ses travaux cherchent à vérifier si les projets ayant pour objectif de remédier à la vulnérabilité des femmes autochtones améliorent réellement le statut socioéconomique de ces femmes au même rythme que celui des hommes. « La plupart des études réalisées jusqu’à maintenant sur la privatisation et le développement économique ne se sont pas intéressées au sexe ni au lien entre le développement socioéconomique et la violence contre les femmes autochtones, » explique-t-elle.  Avec ses collègues professeurs de droit Sarah Morales et Darren O'Toole, elle tentera aussi de voir si des liens existent entre différentes formes de gouvernance autochtone et la réduction concrète de la violence envers les femmes autochtones.

Cliquez sur ce lien pour lire « Les racines profondes de la violence ».

Cliquez sur ce lien pour accéder à ce numéro de la revue Perspectives sur la recherche. Il est également possible d’obtenir une version imprimée de la revue en en faisant la demande au Cabinet de la vice-rectrice à la recherche (innovation@uOttawa.ca).

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