Une équipe de chercheurs dont fait partie Sophie Thériault reçoit une subvention de 2,500,000$ du CRSH.

Publié le lundi 19 septembre 2016

Collage de deux images: le logo du CRSH et la photo de la professeure Sophie Thériault.

Sophie Thériault fait partie d’une équipe de chercheurs qui a reçu une subvention de 2, 500, 000$ sur 6 ans du CRSH pour un projet sur les mines et les peuples autochtones intitulé : Knowledge Network on Mining Encounters and Indigenous Sustainable Livelihoods: Cross-Perspectives from the Circumpolar North and Melanesia/Australia (MinErAL).

L’exploration et l’exploitation minière sont entreprises à l’échelle mondiale par les sociétés multinationales qui opèrent dans différents pays. Les peuples autochtones ont également mis au point un réseau mondial avec le Groupe de travail des Nations Unies sur les populations autochtones. Cependant, lorsqu’il s’agit de projets miniers spécifiques, ce sont généralement des représentants autochtones locaux ou régionaux qui sont responsables de la négociation avec les sociétés minières mondialisées, qui participent à des études d’impact environnemental et qui gèrent les conséquences positives et négatives de développement. Même si elles se situent dans des contextes juridiques différents, les communautés autochtones qui interagissent avec les sociétés minières connaissent de conséquences très similaires sur leurs moyens de subsistance. Ces développements miniers créent des emplois et dans certains cas, aident à créer des entreprises, générant ainsi la richesse économique, mais cette nouvelle richesse est souvent liée à la perte d’autorité sur les territoires et les impacts sur les moyens de subsistance traditionnels.

À l’aide de la participation active d’une multitude de partenaires diversifiés composés de peuples autochtones du Nunavik, Nunavut, Nunatsiavut, d’Eeyou Istchee ainsi que de la Scandinavie, de l’Australie, et de la Nouvelle Canédonie représentant des organisations indigènes, des gouvernements et des instituts de recherche, le groupe de recherche dirigé par Thierry Rodon de l’Université Laval, a comme objectif principal de créer un réseau d’échange d’informations et de recherche comparative entre plusieurs pays concernant les conséquences de l’exploitation minière sur les moyens de subsistance durables des peuples autochtones.

Plus particulièrmeent, les recherches de la Professeure Thériault portent sur les droits des peuples autochtones dans le contexte de l’extraction des ressources naturelles; sur la gouvernance environnementale par les peuples autochtones; sur la justice et les droits environnementaux; et sur la sécurité et la souveraineté alimentaire pour les peuples autochtones. En 2012, elle fut récipiendaire du prix pour le meilleur essai juridique de l’Association canadienne des professeurs de droit (ACPD) pour son article intitulé « Les droits environnementaux dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec: Pistes de réflexion », publiées avec le professeur David Robitaille dans la Revue de droit de McGill.

Félicitations à Sophie Thériault et à l’équipe de Thierry Rodon ! 

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