Thomas Burelli nouveau membre du comité scientifique de France Libertés

Publié le mercredi 4 janvier 2017

Fondation Danielle Mitterrand

Le professeur Thomas Burelli est l’un des deux nouveaux membres qui se joindront au comité scientifique de la fondation France Liberté en 2017.  Au sein de ce comité, les deux nouveaux membres pourront mettre à profit leur expertise afin d’offrir des alternatives à la biopiraterie.

Depuis 2014, le comité scientifique de France Libertés conseille et émet des propositions à la Fondation pour mener des actions contre la biopiraterieLa biopiraterie consiste en la privatisation du vivant et des savoirs traditionnels sur la biodiversité, notamment par le biais de brevets. Elle désigne l'appropriation illégitime des connaissances traditionnelles des peuples autochtones sur l'usage des ressources génétiques, sans leur consentement et sans partage des bénéfices liés à la valorisation des ressources.

Le comité regroupe des spécialistes de la propriété intellectuelle, du droit des peuples autochtones et des entrepreneurs sensibles aux questions d’équité. Grâce à son expertise, ce comité permet à France Libertés de s’appuyer sur un organe compétent pour mettre en œuvre ses actions sur la biopiraterie.

La spécialiste Justine Richer sera aussi accueillie comme membre du comité.  Mme Richer est une ancienne chargée du programme "Alternatives à la biopiraterie" chez France Libertés. Dans ce cadre, elle a participé au plaidoyer auprès de parlementaires sur le projet de loi Biodiversité, au traitement et à la vulgarisation de cas de biopiraterie, à la mise en place d’événements de sensibilisation durant la Cop 21 et à l’organisation d’un side-event à l’ONU (Genève).

Thomas Burelli est professeur en droit au sein de la Section de droit civil de l’Université d’Ottawa. Il est spécialisé en droit de l’environnement, droit de la propriété intellectuelle et droit des peuples autochtones. Ses recherches portent sur les relations entre les chercheurs scientifiques et les communautés autochtones : il étudie notamment les instruments (codes éthiques, lignes directrices, formulaires de consentement, contrats, etc.) que développent ces acteurs pour organiser leurs relations.

Ses travaux l’ont amené à identifier des cas de biopiraterie mais également des projets très innovants au sein desquels chercheurs et communautés autochtones tentent de décoloniser leurs relations. Dans ses publications, Thomas tente de diffuser plus largement les pratiques positives et innovantes qu’il peut ainsi observer.

En 2015, il a co-déposé, avec France Libertés et Cyril Costes, une opposition à la demande de brevet de l’Institut de Recherche pour le Développement sur une plante guyanaise devant l’office européen des brevets.  Il a donné une entrevue à NCtv à ce sujet en 2015.

Félicitations à Thomas Burelli et à sa collègue Justine Richer!

Haut de page