About the Chair

La Chaire étudie les liens existant entre les systèmes juridiques autochtone et non autochtone, ainsi que les manières de coordonner ces systèmes pour assurer une régulation sociale et économique qui est non seulement efficace, mais également respectueuse des identités juridiques des peuples autochtones. Les recherches menées par la Chaire permettront de trouver des moyens de surmonter les tensions et les conflits actuels grâce au dialogue des cultures juridiques, de mieux comprendre les transformations profondes que connaît l’ordre juridique et de mesurer l’impact qu’ont ces transformations sur la sécurité juridique des individus et des groupes au Canada.

Mission

Lorsqu'un conflit territorial, social ou politique éclate entre les sociétés autochtone et non autochtone du Canada, c'est souvent en raison de conceptions différentes – voire opposées – du droit et de la légalité.

La Chaire de recherche du Canada sur la diversité juridique et les peuples autochtones étudie les liens existant entre les systèmes juridiques autochtone et non autochtone ainsi que les manières de coordonner ces systèmes pour assurer une régulation sociale et économique qui est non seulement efficace, mais également respectueuse des identités juridiques des peuples autochtones, et donc légitime.


 Les travaux de la Chaire s'inspirent de l'appareil conceptuel du pluralisme juridique qui admet l'existence simultanée de plusieurs ordres juridiques - notamment non étatiques - en relation d'opposition, de coopération ou d'ignorance réciproque, et ce, dans un même espace et pour une même situation. La Chaire s'intéresse en particulier aux phénomènes d'« internormativité » entre les cultures juridiques : à cet égard, le concept de diversité juridique durable constitue un cadre théorique pertinent (voir Patrick Glenn, Legal Traditions of the World: Sustainable Diversity in Law, 4th ed. Oxford, Oxford University Press. 2010, 418 pages). Ainsi, la diversité juridique durable passe par la reconnaissance étatique de la grande complexité interne des traditions juridiques et de leur interdépendance organique qui fait de l'acculturation réciproque une condition de leur adaptabilité et de leur résilience. La diversité juridique durable sera favorisée non seulement par la perméabilité de l'État aux cultures juridiques autochtones mais par une mise en ordre pluraliste des cultures juridiques, c'est-à-dire des dispositifs de réduction ou de prévention des conflits normatifs qui valorisent la production de méta-normes communes par hybridation plutôt que par l'unification pyramidale autour d'une culture juridique étatique prééminente.

Ainsi, l'équipe du professeur Otis travaille sur les enjeux stratégiques suivants : définir les processus d'interaction des cultures juridiques occidentale et autochtone du Canada; analyser et interpréter ces processus en fonction de leur capacité de favoriser la diversité juridique; proposer des approches pratiques que les gouvernements et les peuples autochtones peuvent adopter pour appuyer la création d'une diversité juridique durable, c'est-à-dire compatible avec la stabilité juridique, politique, économique et sociale du pays.

Les recherches menées permettront de trouver des moyens de surmonter les tensions et les conflits actuels grâce au dialogue des cultures juridiques, de mieux comprendre les transformations profondes que connaît l'ordre juridique et de mesurer l'impact qu'ont ces transformations sur la sécurité juridique des individus et des groupes au Canada.

Le titulaire
Otis Ghislain

Professeur Ghislain Otis

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la diversité juridique et les peuples autochtones (Université d'Ottawa) et spécialiste du droit des autochtones, du pluralisme juridique, du droit constitutionnel et des droits de la personne, le professeur Ghislain Otis détient un doctorat de l'Université de Cambridge. À titre de titulaire de la Chaire sur la diversité juridique et les peuples autochtones, le professeur Otis concentre ces travaux notamment sur la gouvernance autochtone non territoriale et le pluralisme juridique. De plus, le professeur Otis dirige présentement une équipe internationale de chercheurs, de partenaires autochtones et non-autochtones et d'étudiants dans le cadre du projetLegitimus (État et cultures juridiques autochtones: un droit en quête de légitimité).

Team
Back to top