Katherine Lippel fait partie d’une équipe de chercheures qui obtient 199 704$ du CRSH

Posted on Monday, January 18, 2016

La professeure Katherine Lippelfait partie d’une équipe de chercheures qui obtient un montant de 199 704$ du Programme de subventions de développement de partenariat du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH) pour un travail de recherche portant le titre : Precarious Employment, Atypical Schedules and Work-Family Balance : an Interdisciplinary analysis on Individual and Collective Strategies.

Outre Katherine Lippel, l’équipe de chercheures se compose de Nathalie Houlfort (chercheure principale, Département de psychologie, UQAM), Anne-Renée Gravel (École des sciences de l’administration, TELUQ), Isabelle Létourneau (Faculté d’administration, Université de Sherbrooke), Stéphanie Bernstein  et Rachel Cox (toutes deux du Département des sciences juridiques, UQAM),  Julie Ménard (Département de psychologie, UQAM) et de Karen Messing (Département de biologie, UQAM). 

L’équilibre travail-famille représente une question sociale complexe touchant les personnes, les organisations et la société dans son ensemble. Des stratégies en matière de conciliation de vie professionnelle et familiale existent, mais elles ne sont pas toujours à portée de ceux qui affrontent les nombreuses difficultés et tensions provoquées par leurs conditions de travail. Ceci est notamment vrai en ce qui concerne l’instabilité du travail (horaires irréguliers et incertains, précarité de l’emploi, protection réglementaire insuffisante, etc.), car l’application de ces stratégies se voit alors entravée. 

Parmi les stratégies existantes, diverses formes de soutien organisationnel, au niveau du patron ou des collègues, ont fait l’objet d’études. Un tel appui peut se traduire par des ententes informelles relatives aux horaires ou au partage de tâches, ou bien par un environnement de travail flexible à l’égard de ce qui favorise l’équilibre travail-famille. Bien comprendre les mécanismes qui sous-tendent les stratégies (individuelles et collectives) destinées à promouvoir l’équilibre travail-famille, ainsi que leur incidence sur la perception d’un conflit entre le travail et la vie personnelle, revêt une importance capitale, surtout en raison des défis auxquels sont confrontées les personnes en situation de travail instable. 

Ce projet a pour but principal d’approfondir la compréhension de la dynamique et des facteurs organisationnels entourant ces questions, au moyen d’une approche systémique et interdisciplinaire axée sur différents niveaux contextuels (individuel, collectif, organisationnel et réglementaire), qui mènera à de nouvelles solutions permettant de réduire le sentiment de conflit entre le travail et la vie personnelle et d’augmenter la sensation de bien-être chez les employés concernés. L’approche proposée puise dans l’expertise de huit chercheurs de disciplines variées : psychologie, ergonomie, droit, gestion des ressources humaines et relations industrielles. Plusieurs d’entre eux possèdent en outre une expérience approfondie en analyse axée sur la dimension du genre. En étudiant la situation de membres (ouvriers et professionnels) de syndicats partenaires, l’équipe sera en mesure de comparer les stratégies d’équilibre travail-famille pour les femmes et les hommes en situation de travail instable dans divers secteurs, en particulier en ce qui a trait aux horaires irréguliers et imprévisibles. 

Les objectifs précis du projet consistent à : 1) mettre en lumière les facteurs organisationnels déterminants liés aux stratégies d’équilibre travail-famille, tant ceux qui fonctionnent comme ceux qui ne fonctionnent pas, au moyen d’une analyse ergonomique globale du milieu et des activités de travail, dans des contextes d’emploi instable; 2) évaluer la fonction médiatrice des processus psychologiques concernant la relation entre les aspects du milieu de travail, les conflits entre le travail et la vie personnelle et le bien-être ressenti par les employés; 3) analyser les résultats en termes de politiques publiques, de normes sectorielles et de conventions collectives, selon la pertinence du cadre réglementaire et l’efficacité de son application pour les employés des deux sexes; 4) incorporer les diverses analyses (psychologique, ergonomique et juridique) pour former un tout intégral; 5) offrir aux organisations des recommandations particulières concernant la manière d’aider leurs employés et leurs membres à réduire les conflits entre le travail et la vie personnelle afin de promouvoir leur bien-être, tout en favorisant des conditions équitables qui ne dépendent pas du genre ou de l’ancienneté. 

Félicitations à Katherine Lippel!

Back to top