Thomas Burelli milite pour la défense des droits autochtones dans un cas de biopiraterie en Guyane française

Posted on Monday, April 10, 2017

Le comité scientifique de la Fondation France Libertés dont fait partie le professeur Thomas Burelli répond à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) dans le cadre de l’opposition à un brevet en lien avec des savoirs autochtones guyanais.

Le brevet de l’IRD porte sur une molécule provenant de la plante Quassia Amara qui permet de soigner le paludisme. L’Institut a fait cette découverte en menant des enquêtes auprès des populations autochtones et locales qui lui ont partagé leurs remèdes traditionnels. En 2015, France Libertés, Thomas Burelli et Cyril Costes ont co-déposé une opposition à la demande de brevet de l’IRD. L’objection formulée par le groupe repose, d’une part, sur l’absence de consentement préalable des peuples autochtones consultés par l’Institut et, d’autre part, sur le manque d’équité en matière de partage des retombées des recherches de l’IRD.

L’Institut, pour sa défense, a présenté une réponse que la Fondation considère comme juridiquement, éthiquement et moralement critiquable. De plus, les arguments de l’IRD ne remettent pas en cause les fondements de l’opposition au brevet, ni sa légitimité. France Libertés a décelé plusieurs lacunes dans la réponse de l’IRD qu’elle présente dans une analyse réalisée par son comité scientifique.

La Fondation France Libertés agit pour la protection et la valorisation des savoirs traditionnels et lutte depuis près de 10 ans contre la biopiraterie. Thomas Burelli est membre du comité scientifique de la fondation depuis janvier 2017.

Back to top