« Beaucoup à apprendre les uns des autres » : la Faculté de droit établit des relations internationales avec des universités chinoises

Publié le jeudi 5 novembre 2015

Entre le 13 et le 22 octobre 2015, la doyenne de la Section du droit civil, Céline Lévesque, et les professeurs Colleen M. Flood et Steven J. Hoffman de la Section de common law ont constitué une délégation de la Faculté de droit pour visiter six universités chinoises, en vue d’établir de nouvelles relations importantes et de créer des possibilités de collaboration internationale. 

Mme Lévesque et la doyenne de la Section de common law, Nathalie Des Rosiers, ont élaboré une vision internationale de la Faculté de droit et elles considèrent que la Chine et ses nombreuses facultés de droit sont d’importants collaborateurs potentiels. L’une des priorités de ces collaborations internationales est de créer des possibilités dans le domaine du droit et des politiques de la santé. Les professeurs Colleen M. Flood et Steven J. Hoffman, deux des experts les plus renommés du domaine, ont été heureux d’accompagner Mme Lévesque durant ce voyage.

Le droit de la santé est un sujet d’actualité en Chine. Tout comme les facultés de droit canadiennes ont renforcé leur capacité en droit de la santé au cours des 20 à 30 dernières années, les facultés de droit chinoises s’intéressent actuellement à ce domaine, à mesure que la Chine avance dans le développement de nouvelles lois relatives à l’assurance maladie nationale, tout en essayant d’assurer un meilleur niveau d’accès universel aux soins de santé pour tous ses habitants. Le droit de la santé est un thème clé, non seulement pour les représentants du gouvernement, mais aussi pour les facultés de droit de ce pays, qui souhaitent vivement renforcer la capacité de participer à cette grande étape de la réforme juridique. 

« Les mesures qu’ils prennent aujourd’hui détermineront le cours de l’histoire pour ce qui est de leur accès aux soins de santé pour de nombreuses années », affirme la professeure Flood. « Ils peuvent tirer des leçons de ce que nous avons appris, comme nous pouvons en tirer de leur développement. Je pense qu’il s’agit d’une période très intéressante pour la Chine. Et il est très motivant d’avoir la chance d’observer et même de participer à la création de quelque chose de cette importance. »

Naturellement, il ne s’agit pas de la première incursion de la Faculté de droit en Chine. Elle entretient depuis 2008 des relations solides avec la South West University of Political Science and Law (SWUPL), l’une des facultés de droit les mieux cotées en Chine, et a établi des ententes d’échanges avec d’autres écoles chinoises. Ce voyage toutefois a permis de mieux présenter l’Université d’Ottawa et tout ce qu’elle a à offrir à une gamme plus large de chercheurs et d’étudiants chinois. Bien que le droit de la santé ait été l’un des domaines visés par le voyage, de nombreuses possibilités de collaboration existent avec d’autres écoles dans toute une gamme de disciplines du droit. La Chine est un régime de droit civil, mais certaines parties de son système ont été inspirées par la common law. La nature bijuridique et bilingue de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa est donc très intéressante pour les étudiants et les chercheurs chinois. 

« Je pense que nous avons beaucoup à offrir », affirme Mme Lévesque. « Grâce à la perspective internationale adoptée par l’Université d’Ottawa, son intérêt pour le droit comparé et le milieu diversifié de la capitale, notre Faculté de droit est très compatible avec les écoles visitées. » 

Les visiteurs ont discuté de collaborations traditionnelles, comme des échanges étudiants, mais également d’autres possibilités novatrices. L’un de leurs objectifs clés était d’accroître la collaboration au niveau des études supérieures et de la recherche. Dans le cadre de leur voyage, les délégués ont eu le privilège de participer à la cérémonie de la blouse blanche pour l’École conjointe de médecine Ottawa-Shanghai (ECMOS) le 17 octobre. Cette cérémonie a marqué le premier anniversaire d’un partenariat pionnier entre l’Université d’Ottawa et l’Université Jiao-Tong de Shanghai visant à établir l’ECMOS, la première école en Chine à offrir un programme de formation médicale nord-américaine. Le recteur de l’Université d’Ottawa, Allan Rock, qui a présidé la cérémonie, a cité le droit à titre de domaine mûr pour une collaboration entre les deux universités, et les discussions initiales avec la KoGuan Law School ont été très positives. 

L’exemple novateur de collaboration internationale de l’ECMOS a servi d’inspiration aux délégués de la Faculté de droit et a fourni un modèle sur lequel ils espèrent pouvoir s’appuyer. Les doyennes envisagent la possibilité de créer une maîtrise intégrée avec les écoles chinoises, ce qui permettrait aux étudiants de partager leur temps entre la Chine et le Canada. À plus court terme, les écoles des deux régions pourraient reconnaître davantage leurs programmes d’études respectifs, ce qui faciliterait les déplacements des étudiants. Ce modèle pourrait être intégré à différentes écoles, en se concentrant sur une gamme de domaines allant du droit de la santé au droit appliqué à la technologie, en passant par le droit de l’environnement, le commerce et les investissements internationaux, et bien d’autres. Par exemple, la visite de Mme Lévesque à l’Université de Xiamen offre de grandes possibilités de collaboration en droit international, domaine de prédilection des deux universités.

« Ce qui m’a le plus marqué est le fait que bien que nos pays semblent à première vue si différents, ils sont en réalité très semblables », affirme le professeur Hoffman. « Dans le domaine du droit de la santé, nos deux pays ont de la difficulté à déterminer la meilleure façon de structurer leur système de santé, de déterminer quels traitements seront financés et de responsabiliser les prestataires de soins de santé. Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres. »   

Pour les étudiants de l’Université d’Ottawa souhaitant vivre une expérience universitaire chinoise à court terme, la SWUPL offre à ses établissements partenaires un programme d’été de deux semaines qui permet aux étudiants d’en apprendre davantage sur la Chine. Offert en anglais, ce programme comprend des cours, des séminaires, des activités et des sorties éducatives qui explorent le système juridique, l’économie, la langue et la culture de la Chine. Les étudiants doivent couvrir leurs frais de voyage, mais la SWUPL couvrira leurs frais de subsistance pendant les deux semaines du programme. Pour obtenir plus de renseignements, consultez le site Web de la SWUPL en 2016.

La Faculté de droit a hâte de miser sur les relations naissantes établies pendant cet important voyage, et d’élargir la portée de la Faculté grâce à ses partenariats nouveaux et existants avec la Chine, en vue d’apprendre les uns des autres.  

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