Deuxième Médaille d’Or du gouverneur général du Canada pour le professeur Denis Vincelette

Publié le mardi 4 mars 2014

Denis Vincelette

Professeur à la Section depuis 1975, Denis Vincelette s’est récemment vu décerner la médaille d’Or du Gouverneur général du Canada pour sa thèse de doctorat intitulée « Le bien commun comme source d’interprétation du droit ». Comme une médaille est déjà impressionnante, il suffit de constater qu’il s’agit en fait de sa deuxième médaille d’Or, la plus haute distinction académique au Canada, pour comprendre que le parcours du professeur Vincelette est à la fois surprenant, fascinant et empreint d’excellence! 

C’est à l’occasion d’une collation des grades ayant eu lieu le 27 octobre dernier que le professeur de la Section s’est vu remettre son diplôme du Collège universitaire dominicain de philosophie et de théologie de l’Université Carleton et sa deuxième médaille d’or – la première lui ayant été remise en 2008 pour l’excellence scolaire pour ses études au doctorat. Cette remise de diplôme marquait la fin de ses études doctorales. Il ne s’agissait là, toutefois, que de la continuité d’un long parcours académique pour le juriste. En effet, Denis Vincelette était déjà détenteur d’un baccalauréat ès arts, d’une licence en droit, d’une maîtrise en droit, de même que trois diplômes en droit comparé dont un diplôme d’études supérieures en droit comparé, d’une maîtrise en philosophie et d’une maîtrise en administration des affaires.

Si Monsieur Vincelette était déjà une sommité en droit civil québécois depuis plusieurs années avant d’entamer ses études doctorales, ce dernier étant fréquemment cité dans les décisions de la Cour d’appel du Québec, c’est pourtant le cours de philosophie du droit qu’il livrait aux étudiants de la Section qui l’a interpelé et incité à poursuivre des études de troisième cycle. « Ce projet était l’occasion pour moi d’assouvir ma curiosité et d’aller voir dans la cour du voisin ce qui se passait ! » - faisant ainsi référence à l’étude de la philosophie du droit sans pour autant considérer uniquement l’approche strictement juridique, puisque la philosophie du droit relève à la fois de la philosophie et du droit.

« C’était un projet que je voulais entreprendre depuis longtemps. Jusqu’alors, j’avais dû diviser mon temps entre ma charge de professeur à temps plein, mon rôle de père de famille de 6 enfants en plus de jongler avec la rédaction de plusieurs publications. C’est donc un peu plus tard dans ma carrière que j’ai pu me consacrer à la tâche – j’avais enfin le temps! »

Pendant ses recherches doctorales, le professeur est arrivé à un constat intéressant : « Il y a, en effet, une différence importante entre les juristes et les philosophes. » Il note que souvent les juristes sont plus complexes dans leur approche, mais plus près de la réalité. Pour leur part, les philosophes sont généralement plus logiques et plus simples dans leur approche. Le professeur explique que cette appréciation des deux visions souvent complémentaires, et les connaissances qu’il a acquises au fil de ses études lui permettent désormais d’enrichir son enseignement.

Même si la remise du diplôme marquait la fin de ses études doctorales, l’histoire ne se termine pas là pour le professeur Vincelette… Le savant professeur continue à enseigner et planifie même élargir sa recherche vers la jurisprudence étrangère en plus de publier sa thèse dans les deux langues officielles du Canada. Son but, dit-il, est de contribuer à l’avancement de la société : « Cette thèse n’est qu’une phrase dans une longue conversation… ».

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