Pierre-Alexandre Cardinal reçoit une Bourse Bombardier

Publié le mercredi 30 avril 2014

Relation internationales

Pierre-Alexandre Cardinal, un diplômé de la Faculté de droit, au programme droit civil/développement international et mondialisation, et au Programme national, s’est récemment vu décerner l’une des prestigieuses bourses d’études supérieures du Canada, la Bourse Joseph-Armand-Bombardier.

Décernées par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, et d’une valeur de 17 500 $, ces bourses ont pour objectif d’élargir et d’améliorer les aptitudes à la recherche d’étudiants aux cycles supérieurs s’étant démarqué dans leur parcours académique et extracurriculaire et d’ainsi faire progresser le corpus académique en sciences sociales.

Pierre-Alexandre s’est dit très surpris d’apprendre cette bonne nouvelle et, en fait, il ne croyait pas vraiment avoir le profil nécessaire pour aller chercher une telle bourse, notamment en raison de ses affiliations théoriques et sa perspective critique. Cette bourse arrive juste à point au moment où il s’apprête, entre autres choses, à entamer des études supérieures à l’Université McGill. Les regards pluridisciplinaires qui sont valorisés à cette université l’ont tout de suite intéressé; outre le pluralisme juridique, on y trouve des perspectives sociologiques et anthropologiques sur le droit, courants desquels il s’inspire dans son analyse du droit. Il est en effet de ceux qui pensent que le droit n’agit pas en vase clos, comparativement à ce que des cas d’école d’études de premier cycle pourraient laisser croire.

Sur ce sujet, l’idée de poursuivre des études supérieures n’est pas, selon lui, une expérience qui doit se faire dans la complaisance; les intellectuels ont un rôle social primordial de critique et de remise en question qui tend de plus en plus à être délaissé, ou du moins, à s’aseptiser selon des modes de pensée dominants (et des modes de critique plus ou moins forte). Pour reprendre le parcours d’Albert Camus, intellectuel de renom qui a marqué sa pensée; la critique et la résistance doivent se faire à chaque jour, à chaque moment, dans toutes entreprises, et pas de 8 @ 5, 5 jours par semaine. La critique est d’autant plus autant une position politique, que sociale, qu’éthique ou esthétique.

Et c’est dans cette vision que s’inscrivent ses idées. Les sujets qu’il a l’intention d’aborder dans la prochaine année touchent à la place qu’occupent les mouvements sociaux et les mouvements de résistance en droit international, et sur le potentiel critique que de tels mouvements peuvent avoir sur l’aspect normatif de cette sphère du droit. Plus précisément, les sujets qui l’interpellent sont la parole et la pratique de tels mouvements vis-à-vis de la conception anachronique de « l’État » hiérarchisé tel qu’on l’entend, et l’instauration du « Nouvel Ordre Économique International », ramené à l’ordre du jour des Nations Unies à la fin 2012 dans une perspective de « développement ». Selon l’analyse de Pierre-Alexandre, certains mouvements semblent s’inscrire dans une perspective décoloniale, et plus précisément, une volonté de décolonisation de l’esprit du droit et des normes.

Sinon, d’ici-là, il en profite pour poursuivre ses études de sommellerie et de langues, ainsi que d’autres projets à gauche et à droite! Nous lui offrons toutes nos félicitations!

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