La Section de droit civil accueille des étudiants du Chili et de la Colombie dans le cadre d’un cours d’été pluridisciplinaire

Publié le vendredi 29 juillet 2016

Photo de groupe des étudiants et professeurs du cours L’ordre juridico-politique en Amérique latine et ses relations avec le Canada

Du 27 juin au 8 juillet dernier, la Section de droit civil accueillait des étudiants du Chili et de la Colombie pour un programme spécial de deux semaines intitulé L’ordre juridico-politique en Amérique latine et ses relations avec le Canada. Le cours, dirigé par Pierre-Gilles Bélanger, est organisé chaque année en collaboration avec des universités d’Amérique latine. Pour l’édition 2016, les partenaires furent l’Universidad Central du Chili ainsi que l’Universidad Santo Tomás de Bogota, en Colombie. C’est un total de 22 étudiants qui ont pris part au programme, dont 12 étaient de la Section de droit civil. Nous avons discuté avec l’étudiante et assistante à l’enseignement du cours, Mariana Balcorta, qui a elle-même suivi le programme l’an dernier.

 

Le cours L’ordre juridico-politique en Amérique latine et ses relations avec le Canada est un cours d’été bien différent des autres. Pourrais-tu nous décrire en quoi consiste ce cours? 

Il s’agit d’un échange entre l’Université d’Ottawa et des universités en Amérique latine.  Un an sur deux, le cours est offert à l’Université d’Ottawa, puis l’année suivante il a lieu en Amérique latine. Le but est d’offrir aux étudiants un aperçu des problématiques actuelles, surtout sur le plan juridique puisqu’on est une faculté de droit, et de notre rôle dans ce système en tant que Canadiens et futurs juristes. Cela s’insère dans un thème global de relations internationales entre le Canada et l’Amérique latine. On regarde la situation politique de divers pays en Amérique latine et l’impact du droit sur les relations entre ces pays et le Canada.

Tu as suivi le cours l’an dernier et es revenue en tant qu’assistante à l’enseignement cette année. Comment as-tu été amenée à t’impliquer au sein du programme?

Mon échange a eu lieu au Tecnológico de Monterrey, au Mexique. Il s’agit du campus situé à México, la capitale du pays.  C’était une expérience formidable. J’ai regardé sur le site de la Section de droit civil pour voir quels cours d’été étaient offerts et j’ai vu qu’il s’offrait un échange avec le Mexique. J’ai vu le thème du cours et il a immédiatement suscité mon intérêt. Il y a un aspect personnel aussi : je suis Canadienne, Québécoise et très fière de l’être, mais je suis née au Mexique. Je parle trois langues. J’ai vu une opportunité de voir et d’explorer ces nationalités, tant d’un point de vue personnel que selon mon idée de la juriste idéale que je devrais être. En tant que Canadienne et Mexicaine, je me dois de me renseigner sur la situation actuelle entre ces pays et sur ce que je peux faire en tant que juriste et future avocate pour améliorer cette situation.

Mariana Balcorta, étudiante et assistante à l'enseignement du cours L’ordre juridico-politique en Amérique latine et ses relations avec le Canada

Mariana Balcorta, étudiante et assistante à l'enseignement du cours L’ordre juridico-politique en Amérique latine et ses relations avec le Canada

Le cours s’inscrit principalement dans les domaines de droit international et de droit comparé. Penses-tu que les étudiants qui suivent le cours doivent absolument avoir un intérêt pour le droit international?

Bonne question. Il est vrai qu’il faut avoir un minimum d’intérêt pour le droit international, mais je crois que tout étudiant intéressé par ce qui se passe ailleurs et ouvert d’esprit y trouvera un intérêt. L’avantage de la collaboration entre différentes universités et l’Université d’Ottawa est l’opportunité d’explorer des questions juridiques importantes. Par exemple, cette année, il a entre autre été question de défis reliés au droit autochtone. Dans cet esprit, il est possible de faire des parallèles : en quoi nos systèmes diffèrent, comment notre système peut aider le leur et vice versa? Tout étudiant motivé, curieux et qui aime le droit peut avoir un intérêt pour le cours.

Qu’as-tu le plus aimé en tant qu’étudiante suivant le cours?

Premièrement, j’ai aimé le fait que ce n’est pas un cours conventionnel de 3 heures, 2 fois par semaine pendant 6 semaines.  Il n’y a rien de mal à ce type de cours, mais ce n’est pas le but dans ce cas-ci. L’ordre juridico-politique en Amérique latine et ses relations avec le Canada est un cours intensif de deux semaines qui se passe de 9h à 17h. Il y a des 5 à 7 avec les professeurs et les conférenciers, ce qui nous aide à former des relations interpersonnelles. On reçoit beaucoup de conférenciers, d’avocats et de journalistes, donc ce ne sont pas juste les professeurs qui enseignent. On touche à plusieurs sujets, on est introduit à plusieurs domaines par des experts invités. C’est une belle opportunité en tant qu’étudiant que de pourvoir explorer plusieurs problèmes contemporains, mais toujours en ayant en tête l’aspect juridique : comment le droit peut-il être employé pour créer une différence et changer le monde?

Tu parles beaucoup du but du cours et de l’importance pour l’étudiant de se situer dans la relation juridique entre l’Amérique latine et le Canada. Que penses-tu que les étudiants doivent tirer de ce cours ?

Les étudiants doivent retirer de ce cours les outils qu’ils acquièrent. Ce sont des outils qui se transfèrent dans d’autres domaines. C’est une façon de raisonner et d’être critique, donc de ne pas tout tenir pour acquis. Aussi, dans ce cours, il y a beaucoup de travail d’équipe, par exemple avec un exercice de la simulation de négociation. On apprend donc comment créer des relations avec les personnes autant motivées que nous, mais qui tout en ayant une formation similaire, n’ont pas nécessairement le même « background » puisqu’on vient de pays différents. C’est de tisser des liens et de savoir créer des relations professionnelles, d’apprendre à se faire des alliés. La mentalité de concurrence n’entre pas dans ce cours; on ne veut pas savoir qui est le meilleur juriste, on veut travailler en équipe. 

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