Victoire historique de la Section de droit civil à la prestigieuse Coupe Sopinka : performances individuelles et mobilisation collective en Outaouais

Publié le mardi 30 mars 2021

Après leur impressionnant doublé à la Coupe Guy-Guérin, les équipes gagnantes de la Faculté de droit, Section de droit civil ont affronté six équipes finalistes lors de la prestigieuse Coupe Sopinka. Et pour la première fois depuis la création du concours, sous les précieux conseils de la communauté juridique de l’Outaouais, l’une d’elles a mis la main sur le prix tant convoité.

 

Jade Barrière, Ingrid Mavoli, Alexandra Provost et Wiliam Sohier

 

Fort.e.s de leur performance exemplaire à la Coupe Guy-Guérin en février, les étudiant.e.s Jade Barrière, Ingrid Mavoli, Alexandra Provost et William Sohier ont virtuellement pris la voie de la Coupe Sopinka les 19 et 20 mars dernier. La prodigieuse équipe de Jade Barrière et d’Ingrid Mavoli s’est encore une fois illustrée en mettant la main sur le prestigieux prix, une première pour la Section de droit civil depuis la création du concours.

La Coupe Sopinka a été fondée en 1999 à la mémoire de l’honorable John Sopinka, juge à la Cour suprême du Canada. Dans une simulation de procès en droit criminel devant jury, les étudiant.e.s doivent interroger et contre-interroger des témoins, y compris l’accusé, en plus de présenter une déclaration d’ouverture et une plaidoirie. Les équipes qui accèdent à la Coupe Sopinka – le seul concours de plaidoirie parrainé par la Cour suprême du Canada – ont auparavant dû se classer lors d’épreuves régionales (au Québec, la Coupe Guy-Guérin).

Après avoir raflé tous les prix lors des finales régionales, la Section s’est de nouveau distinguée à la Coupe Sopinka en remportant les honneurs de la compétition. En plus de se voir décerner le prestigieux premier prix en équipe, Jade Barrière a récolté le prix du meilleur interrogatoire, tandis qu’Ingrid Mavoli a remporté le prix du meilleur contre-interrogatoire et été nommée meilleure plaideuse toutes catégories confondues. Un triomphe qui témoigne bien des efforts de nos étudiant.e.s, ainsi que de la qualité de l’accompagnement offert par Me Manon Lapointe, professeure à temps partiel et avocate générale au Service des poursuites pénales du Canada, et Me Marie-Pier Abel, également professeure à temps partiel et avocate de la défense au Bureau d’aide juridique de Gatineau.

Au-delà de la réussite de l’équipe, ce succès illustre aussi la force et la solidarité de la communauté du droit en Outaouais, qui s’unit année après année derrière les étudiant.e.s de notre section. Car en plus de les initier à l’art de la plaidoirie, ce concours permet aux participant.e.s de tisser des liens avec les praticiens et magistrats qui donnent généreusement de leur temps pour les accompagner.  

« Au fil des ans, plusieurs juges de la Cour du Québec ont gracieusement accepté de donner de leur temps et d’agir comme juges lors de pratiques à la Faculté ou au Palais de justice. De nombreux membres du Barreau de l’Outaouais, d’anciens étudiants de la Faculté qui ont participé au concours de la coupe Sopinka et des praticiens en droit criminel ont aussi agi comme témoins et donné de la rétroaction aux étudiants durant les nombreuses pratiques », signale Me Lapointe, elle-même diplômée de la Section de droit civil, membre de l’Ordre du mérite et entraîneuse depuis plusieurs années de ce concours de plaidoirie. 

Cette mobilisation communautaire pour la réussite de nos équipes n’est pas le fruit du hasard : elle démontre que la Section de droit civil est profondément ancrée dans le paysage juridique de l’Outaouais. Avec leurs importants apports à des initiatives telles que la Clinique de droit notarial, le Centre de justice de proximité de l’Outaouais et, à compter de septembre, la toute nouvelle Clinique interdisciplinaire en droit social qui répondra aux besoins des populations marginalisées de l’Outaouais, ses étudiant.e.s contribuent activement à améliorer l’accès à la justice dans la région. Ses diplômé.e.s ont investi les cabinets d’avocats, études de notaires, services juridiques et tribunaux de Gatineau et de ses communautés limitrophes. Soucieux de redonner au suivant, plusieurs d’entre eux conservent d’ailleurs des liens étroits avec leur alma mater. Les coupes Guy-Guérin et Sopinka sont ainsi pour eux des occasions parfaites de s’engager auprès de la nouvelle génération de civilistes.

« La Section de droit civil est très fière des liens historiques qu’elle entretient avec la communauté juridique de l’Outaouais qu’elle dessert depuis 1953, souligne Marie-Eve Sylvestre, doyenne de la Section. Les performances exceptionnelles de nos étudiants sont tout à leur honneur et rejaillissent sur l’ensemble de la communauté. Toutes nos félicitations aux étudiants et à leurs entraîneuses pour cette victoire historique! »

Chose certaine, la relève en Outaouais s’annonce prometteuse, puisque Jade Barrière, Alexandra Provost et William Sohier se destinent tous les trois à y faire carrière. Il ne fait aucun doute qu’ils y seront accueillis à bras ouverts.

 

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