Conférence annuelle du printemps

« Lutte contre la violence dans les écoles : approches fondées sur les droits de l’enfant »

Logo du Laboratoire de recherche interdisciplinaire sur les droits de l'enfant

Le jeudi 13 mars 2014 
8 h 30 à 17 h 30

Pavillon de la Faculté des sciences sociales
120, rue Université, salle 4007 (4e étage)
Université d’Ottawa, Ottawa (Ontario)


La conférence s’adresse aux personnes intéressées par les droits de l’enfant : professeurs, étudiants, membres d'organisations communautaires, travailleurs en soins de santé et en services sociaux, professionnels de la santé et du domaine juridique, analystes de politique, fonctionnaires et autres intervenants.

Les présentations se dérouleront en français ou en anglais. Prière de noter qu'il n'y aura pas d'interprétation simultanée.

Formation continue : cette activité est reconnue par le Comité de la formation continue du Barreau du Québec et la Chambre des notaires. Durée : 7,25 heures.

Appel de résumés

Lutte contre la violence dans les écoles : approches fondées sur les droits de l’enfant 
Colloque annuel du Laboratoire de recherche interdisciplinaire sur les droits de l’enfant (LRIDE) 
Le 13 mars 2014 - Université d’Ottawa

Échéance : le 31 décembre 2013

Depuis quelques années et après des évènements tragiques qui ont eu lieu au Canada, l’intimidation attire beaucoup d’attention et de nombreuses solutions ont été suggérées en réponse à ce fléau. Ces efforts varient de l’adoption de législation contre l’intimidation et de politiques de tolérance zéro à des programmes conçus par les gouvernements, les commissions scolaires et des organismes communautaires pour promouvoir la tolérance et l’amitié. Malgré le déploiement de ces efforts importants, il est clair qu’il y a une absence d’approche systématique, concertée et compréhensive à la violence dans les écoles, ainsi qu’un manque d’évaluation des efforts présents. Ce colloque interdisciplinaire réunira des universitaires, des étudiants, des praticiens et d’autres parties prenantes pour discuter des approches existantes, partager des bonnes pratiques et évaluer leur efficacité sur la base d’un cadre basé sur les droits de la personne. L’idée qu’une approche fondée sur les droits puisse être efficace pour combattre la violence fera l’objet d’une discussion critique et la définition d’une approche basée sur les droits de l’enfant et l’inclusion des droits de l’enfant dans l’action contre la violence seront au cœur du colloque. 

Nous invitons la soumission de résumés (maximum 250 mots) en vue d’une présentation orale au colloque. Les présentations peuvent traiter de cadres théoriques pour la prévention de la violence, des approches fondées sur les droits, des expériences pratiques en matière de prévention de la violence et de l’intimidation, de l’évaluation de programmes dans ce domaine, de considérations juridiques ou pratiques en lien avec la prévention de la violence dans les écoles, ou de tout autre sujet pertinent. Toutes les disciplines sont les bienvenues, ainsi que les approches multidisciplinaires. 

Les résumés doivent être accompagnés d’une courte note biographique de l’auteur (150 mots au maximum). Les résumés sont à envoyer à Mona.Pare@uottawa.ca d’ici le 31 décembre 2013. Les propositions seront examinées par le comité organisateur du colloque et seront évaluées par rapport à leur contribution potentielle à une discussion productive lors du colloque. Les auteurs dont les propositions seront acceptées seront contactés d’ici le 15 janvier 2014.

Programme 2014

Laboratoire interdisciplinaire sur les droits de l’enfant (LRIDE)
Conférence annuelle du printemps
Le jeudi 13 mars 2014
8 h 30 à 17 h 30
Pavillon de la Faculté des sciences sociales (FSS), 120, rue Université
Salle 4007 (4e étage)
Université d’Ottawa, Ottawa (Ontario)

« Lutte contre la violence dans les écoles : 
approches fondées sur les droits de l’enfant 
»

 PROGRAMME

Les présentations se dérouleront en français (F) ou en anglais (A). 
Il n’y a pas de service d’interprétation simultanée.

8:30 - Inscription

9:00 - Mot de bienvenue 
Sébastien Grammond, doyen, Faculté de droit, Section de droit civil, Université d'Ottawa (F)

9:10 - Conférence d'ouverture
Wayne MacKay, Schulich School of Law, Dalhousie University (A), "Répondre efficacement à l'intimidation et à la cyberintimidation : Il n'y a pas d'App pour cela!"

9:40 - Réponses et discussion
Debra Pepler, Faculty of Health, York University, PREVNet (A)

Claire Beaumont, Faculté des sciences de l’éducation, Université Laval, Chaire de recherche sur la sécurité et la violence en milieu éducatif (F)

10:20 - Pause (sur place)

10:30 - Séance 1 : Programmes et initiatives communautaires pour la prévention de la violence dans les écoles

Présidente de séance : Valerie Steeves, professeure agrégée, Département de criminologie, Faculté des sciences sociales, Université d'Ottawa  

Laura Butler, Equitas (A), "On ne joue pas avec les droits - Promouvoir les droits des enfants et la participation à travers des jeux de réflexion"

Amélie Doyon (F) et Kiana Baker-Sohn (A), Croix-Rouge Canadienne, "La prévention de l'intimidation : inciter les jeunes à trouver une solution"

David McFall, École élementaire Pierre Elliot Trudeau (A), "Recadrer la prévention de la violence à l'école : l'attachement pour les sans attaches"

12:00 - Déjeuner (sur place)

12:45 - Séance 2 : Approches issues de la recherche pour la prévention de la violence

Présidente de séance : Nathalie Bélanger, professeure titulaire, Faculté d’éducation, Université d'Ottawa 

Claire Beaumont, Faculté des sciences de l’éducation, Université Laval (F), "Prévenir la violence à l'école ou améliorer la qualité de la vie scolaire? Ce que révèlent les approches globales et positives en matière de prévention"

Debra Pepler, Faculty of Health, York University (A), "L'intimidation et les droits des enfants : Cela ne concerne pas seulement la sécurité"

François Bowen, Faculté des sciences de l’éducation, Université de Montréal (F), "Deux visions complémentaires en prévention de la violence : les approches programmes et celle s'appuyant sur le développement d'un milieu de vie de qualité"

14:15 - Pause (sur place)

14:30 - Séance 3 : Évaluation des initiatives contre la violence

Présidente de séance : Tara Collins, professeure adjointe, School of Child and Youth Care, Faculty of Community Services, Ryerson University 

Mónica Ruiz-Casares, Division de psychiatrie sociale et transculturelle, Université McGill (A), "Prévention de la violence en milieu scolaire"

Tina Daniels, Department of Psychology, Carleton University (A), "L'agression sociale : programmes d'intervention prometteurs et questions toujours sans réponse"

David Smith, Faculté d'éducation, Université d'Ottawa (A), "Prévention de l'intimidation : état des connaissances et défis futurs"

16:00 - Discussion de clôture : prochaines étapes

Zachary Johnstone, étudiant, Université d'Ottawa, Jer’s Vision (A & F)

Hannah Collins, étudiant, Algonquin College, Jer’s Vision (A)

Kathy Vandergrift, présidente sortante, Coalition canadienne pour les droits des enfants (A), "Mettre en oeuvre les droits de l'enfant pour prévenir la violence"

Conclusion :
Tara Collins, School of Child and Youth Care, Ryerson University (A)

Mona Paré, Faculté de droit, Section de droit, Université d'Ottawa (F)

17:30 - Fin de la conférence

Conférencier principal

Wayne MacKAY

Biographie :
Wayne MacKay (C.M., Q.C., B.A., B.Ed., M.A., LL.B.) a eu une brillante carrière en tant qu’administrateur universitaire, juriste, enseignant respecté et expert en droit constitutionnel et en droits de la personne. Il a occupé le poste de recteur et vice-chancelier à l’Université Mount Allison et de conseiller auprès de gouvernements, d’agences nationales et de tribunaux sur des questions reliées à la diversité canadienne, à la constitution et aux initiatives en droits civiques et en droits de la personne. Il est retourné à l’enseignement en tant que professeur de droit à l’Université Dalhousie (2004 à ce jour). En juin 2005, il a été nommé membre de l’Ordre du Canada

Remarqué pour son enseignement, sa recherche innovatrice et ses écrits, le professeur MacKay a été honoré par des universités, facultés et collègues pour sa contribution exceptionnelle à l’excellence académique, aux droits de la personne et à la justice sociale. Il fait autorité en matière de droit de l’éducation au Canada et a rédigé six ouvrages sur le sujet. Il a écrit quatre livres et plus de 100 articles dans les domaines du droit constitutionnel, des droits de la personne et de la vie privée. Le professeur MacKay est reconnu comme un expert canadien en droit constitutionnel, en droits de la personne et en cyberintimidation
.
En tant que professeur de droit pendant plus de 30 ans à la Faculté de droit de l’Université Dalhousie, le professeur MacKay a acquis une réputation pour son engagement marqué pour l’enseignement. Sa préoccupation pour l’accessibilité et l’équité au sein du système juridique canadien l’a incité à faire partie de l'élaboration et de la mise en place du Law Program for Indigenous Blacks and Micmacs à la Faculté de droit. Il a été le premier directeur de ce programme. À titre de reconnaissance pour son engagement continu et pour sa contribution aux initiatives en matière de diversité, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse l’a nommé directeur général de la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse, un poste qu’il a occupé de 1995 à 1998.

Ses vastes connaissances, ainsi que son bilan remarquable de réalisations, ont suscité une forte demande pour ses conseils judicieux en tant qu’expert-conseil juridique et agent de changement. Il prononce des conférences pour divers groupes sur la réforme constitutionnelle, la Charte des droits et libertés et sur des questions de droit de l’éducation. Ses opinions sont recherchées par les universitaires, les responsables de politiques publiques, les gouvernements, les leaders communautaires et les médias locaux et nationaux. En 2005, le professeur MacKay a effectué, sur une période d’un an, une revue de l’éducation inclusive au Nouveau-Brunswick et il a rédigé un rapport pour le gouvernement du Nouveau-Brunswick sur la réforme du système d’éducation provincial. En 2011-2012, il a présidé la Commission d’étude de la Nouvelle-Écosse sur l’intimidation et la cyberintimidation et il a, par la suite, rédigé un rapport. Il préside actuellement le Saint Mary’s University’s Presidential Council on Preventing Sexual Violence and Promoting Respect on Campus.

Le professeur MacKay a reçu plusieurs prix pour ses réalisations, notamment le prix WPM Kennedy Memorial décerné au professeur de droit qui s’est le plus distingué au Canada et le prix Walter S. Taronopolsky pour ses réalisations dans le domaine des droits de la personne. Il a également été désigné Paul Harris Fellow par Rotary International en février 2005 et conseiller de la reine en mai 2009.

Il a fait partie de plusieurs commissions royales, commissions d’étude universitaires et comités de pratique professionnelle du Barreau canadien. Il a travaillé en tant qu’arbitre et comme membre du Tribunal de la Commission canadienne des droits de la personne et de la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse. Il a également été membre et directeur de celle-ci à quatre reprises. Il est un membre actif du Comité disciplinaire du Nova Scotia Barristers’ Society, de l’Association canadienne des professeurs de droit, de l’Association canadienne des libertés civiles et du Atlantic Human Rights Center. Il a été vice-président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique dont le siège se trouve à Montréal. Il a travaillé comme conseiller juridique au Panel sur l’éducation des Premières Nations en 2012. En août 2013, le professeur MacKay a été reconnu par la revue Canadian Lawyer comme l’un des 25 avocats et juges les plus influents du Canada.

CONFÉRENCE D’OUVERTURE

Répondre efficacement à l’intimidation et à la cyberintimidation : Il n’y a pas d’appli pour cela!

1. L’intimidation et la cyberintimidation comme formes d’expressions et de comportements violents

Comme le titre du rapport du Comité sénatorial permanent des droits de la personne rendu en décembre 2012 le suggère, « La cyberintimidation, ça blesse ». L’intimidation et la cyberintimidation sont des formes d’expressions et de comportements violents qui sont, comme suggéré par la Commission d’étude de la Nouvelle-Écosse sur l’intimidation et la cyberintimidation, un symptôme des problèmes profondément ancrés dans notre société et une détérioration des relations humaines. L’intimidation et la cyberintimidation sont une violente invasion de la vie privée des victimes et de leur droit de ne pas être importunés. L’intimidation, de plusieurs manières, est un terme trop atténué et des termes plus sévères tels que le harcèlement et les voies de fait pourraient être utilisés. Il existe des obstacles majeurs lorsque l’on tente de définir le sens de l’intimidation et de la cyberintimidation.

2. La portée et les conséquences de l’intimidation et la cyberintimidation
En tant que société, nous devenons de plus en plus conscients des conséquences sérieuses de l’intimidation et de la cyberintimidation. De tels comportements ont joué un rôle dans plusieurs cas médiatisés de suicide dont ceux de Rehtaeh Parsons et d’Amanda Todd. Plusieurs autres impacts peuvent aussi être vécus, tels que la dépression, la perte d’estime de soi, les impacts négatifs sur la santé physique et émotionnelle et de faibles résultats académiques. Ces impacts sont graves et persistants.

3. Les dimensions du problème de l’intimidation et de la cyberintimidation reliées aux relations interpersonnelles et aux droits de la personne
Comme le souligne le rapport de la Commission d’étude de la Nouvelle-Écosse, les problèmes de l’intimidation et de la cyberintimidation sont largement de nature interpersonnelle et portent sur les interactions entre individus. Comme le titre de mon rapport le suggère, ce document porte sur « Les relations respectueuses et responsables ». C’est l’une des raisons principales pour laquelle il n’y a pas de solutions faciles à ce problème. Le problème d’intimidation et de cyberintimidation revête également des dimensions importantes des droits de la personne et les victimes sont souvent, mais pas toujours, des membres de groupes vulnérables protégés par les codes de droits de la personne. Il y a des liens clairs entre les problèmes d’intimidation et de cyberintimidation et l’exclusion des courants dominants de la société canadienne.

4. Qui devrait intervenir?
En raison de la nature étendue et complexe du problème de l’intimidation et de la cyberintimidation, il est nécessaire de développer une réponse coordonnée de la part de la communauté. Il est aussi nécessaire d’attaquer le problème sur plusieurs volets. Les parents et les autres adultes servant de modèles ont un rôle important à jouer, tout comme le secteur privé, tels que les fournisseurs de service Internet et les compagnies de télécommunication. Les gouvernements, à tous les niveaux, ont aussi des rôles significatifs à jouer, y compris le système d’éducation, les systèmes de santé et de santé mentale, les services sociaux et le système de justice. Une réponse coordonnée et à plusieurs niveaux est vitale pour réduire les impacts néfastes de l’intimidation et de la cyberintimidation.

5. Comment devrions-nous intervenir?
Tel que discuté par la Commission d’étude de la Nouvelle-Écosse, il est nécessaire d’avoir une réponse répartie en trois aspects : l’éducation, les interventions de prévention et les changements législatifs et politiques. L’éducation en terme d’enseignement « d’hygiène numérique », bien qu’importante, ne va pas assez loin. L’inculcation de la citoyenneté numérique chez les jeunes est une manière importante de changer les valeurs, les attitudes et les manières dont les étudiants interagissent. La prévention est également importante et des interventions fondées sur des preuves sont une part essentielle d’une réponse efficace. Le soutien et les ressources sont aussi critiques et sont requis sous plusieurs formes. Une augmentation du nombre de conseillers en orientation, du soutien en santé mentale et des programmes visant à évaluer le risque et la prévention du suicide en sont quelques exemples.
Les changements aux lois et aux politiques ne sont pas nécessairement la première réponse, mais ils jouent un rôle important en ancrant les autres changements et en faisant un énoncé de valeur important à propos de la gravité du problème de l’intimidation et de la cyberintimidation. Parallèlement, plusieurs autres formes de réponses légales existent. Les dispositions du Code criminel (Projet de loi C-13 sur les images intimes), les lois provinciales (Loi sur la cybersécurité de la Nouvelle-Écosse), les changements aux lois sur l’éducation, l’application aux codes des droits de la personne et l’utilisation d’approches réparatrices en sont quelques exemples. Bien que ces réponses légales soient une partie importante du casse-tête, elles ne constituent pas un substitut aux autres réponses pédagogiques et préventives. Il est nécessaire de développer une action sur plusieurs fronts.

6. Les obstacles aux réponses efficaces
Il existe plusieurs obstacles à une réponse efficace aux problèmes de l’intimidation et de la cyberintimidation. Des limites légales et constitutionnelles s’imposent aux poursuites judiciaires des intimidateurs et des cyberprédateurs et la loi peut être autant un ennemi qu’un allié dans la réponse aux problèmes d’intimidation. La magnitude et la complexité de ces problèmes et le caractère envahissant de la technologie et des médias sociaux rendent également une réponse significative difficile. Les impacts désensibilisants de la technologie et des médias sociaux ajoutent de même une autre couche d’obstacle. Il y a aussi un besoin pour un apprentissage émotionnel et social afin de répondre au déclin apparent de l’empathie dans notre société. Un autre obstacle est le manque d’une chaîne de responsabilité claire et de reddition de comptes pour les problèmes d’intimidation. Il y a une tendance à se lancer la balle plutôt que d’accepter la responsabilité et de trouver des solutions. Ceci est vrai tant dans les sphères publique que privée.

7. L’espoir pour le progrès réel et le changement : engager la jeunesse
Alors que les jeunes sont souvent vus comme les principaux coupables de l’intimidation et de la cyberintimidation, ils nous offrent aussi nos meilleurs espoirs pour répondre de manière efficace à ces problèmes. L’une des leçons de la Commission d’étude de la Nouvelle-Écosse est que l’engagement actif des jeunes est vital pour adresser les défis que présentent l’intimidation et la cyberintimidation dans notre société. Les jeunes ont beaucoup plus tendance à porter attention à leurs pairs qu’aux adultes, même si ceux-ci sont bien intentionnés. Lorsque l’intimidation sous toutes ses formes est vue comme n’étant « pas cool », alors le vrai progrès est possible. Ceci est le message du Programme de chandails roses en Nouvelle-Écosse. Les approches réparatrices menées par les jeunes et l’utilisation de la technologie et des médias sociaux pour combattre l’intimidation et la cyberintimidation sont très prometteuses.

Par ailleurs, il est important de répondre au problème d’intimidation avec des moyens qui respectent les droits de tous ceux qui sont impliqués dans le processus de l’intimidation – les auteurs, les observateurs et les victimes. En effet, ces trois catégories s’interchangent en va-et-vient et les personnes intimidées deviennent parfois les intimidateurs. Tout comme les autres, les jeunes doivent assumer la responsabilité pour leurs actions et agir de manière respectueuse. Ils méritent aussi que leurs droits soient respectés. Il existe encore un besoin pour la vie privée et la liberté d’expression dans les foyers et les écoles, tant pour les enfants que pour les adultes. Le défi est d’appliquer ces droits de manière respectueuse et responsable. L’efficacité des réponses à l’intimidation et à la cyberintimidation dépendra grandement de notre habilité en tant que société à engager les jeunes dans la mise au point de réponses efficaces. Ils ne méritent pas moins et offrent la meilleure promesse pour changement réel.

Biographies et résumés des conférencières et conférenciers de la Conférence annuelle LRIDE 2014

Biographies et résumés selon l’ordre chronologique du programme à partir de la séance 1

Laura BUTLER

Biographie :
Laura coordonne la mise en œuvre à travers le Canada du Programme Equitas On ne joue pas avec les droits. Avant de se joindre à Equitas en 2006, Laura a travaillé avec divers organismes non gouvernementaux au Salvador, au Guatemala, en Chine, en Suisse et au Royaume-Uni, et ce, principalement sur le développement économique rural. Laura détient un Bsc en développement économique et une MSc en gestion du développement de la London School of Economics.
Titre : On ne joue pas avec les droits - Promouvoir les droits des enfants et la participation à travers des jeux de réflexion

Amélie DOYON

Biographie :
Amélie Doyon travaille à la Croix-Rouge canadienne au sein du programme de prévention de la violence. Elle détient une maîtrise en relations internationales de l’Université Laval à Québec et s’intéresse tout particulièrement à la protection de l’enfance. Elle a travaillé sur les initiatives de prévention de la violence de la Croix-Rouge au Canada, en Haïti et aux Philippines.
Titre : La prévention de l’intimidation : inciter les jeunes à trouver une solution

Kiana BAKER-SOHN

Biographie : jeune animatrice du programme de prévention de l’intimidation Au-delà de la souffrance offert par la Croix-Rouge canadienne, Kiana présentera aux côtés d’Amélie Doyon.
Titre : La prévention de l’intimidation : inciter les jeunes à trouver une solution

David McFALL

Biographie :
David McFall est directeur d’une école primaire à Gatineau au Québec. Au cours des 20 dernières années, David a travaillé comme professeur au secondaire. Il a été vice-directeur et directeur d’école primaire à la Commission scolaire Western Québec. Ces dernières années, David a étudié la science du développement de la maturation et de l’attachement aux côtés du Dr Gordon Neufeld. Il présentera une approche réussie et unique pour bâtir une école sécuritaire et saine avec une emphase particulière sur les questions suivantes : bâtir des relations positives entre étudiants et professeurs, découvrir le succès individuel et le bien-être et faciliter une philosophie scolaire respectueuse et bienveillante.
Titre : Recadrer la prévention de la violence à l’école : l’attachement pour les sans attaches

Claire BEAUMONT

Biographie :
Claire Beaumont, Ph. D., est psychologue, professeure à la Faculté des sciences de l’éducation à l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche sur la sécurité et la violence en milieu éducatif.
Résumé : 
Titre : Prévenir la violence à l’école ou améliorer la qualité de la vie scolaire? Ce que révèlent les approches globales et positives en matière de prévention
Plusieurs approches ont été imaginées pour s’adresser directement au problème de la violence dans les écoles. Les interventions répressives, encouragées par l’infructueuse approche de la Tolérance Zéro (punitions, suspensions expulsions) ont longtemps été utilisées envers les élèves dits « agresseurs » faisant même intervenir la loi pour tenter de dissuader ce type de comportement. Mais ce phénomène relationnel et social ne pourrait-il pas trouver des solutions en référant à une approche plutôt systémique, centrée sur la prévention et l’intervention progressive adaptée aux situations ? C’est à cette approche globale et positive que s’attarde cette communication, privilégiant une approche positive et éducative faisant non seulement intervenir tous les adultes de l’école, mais aussi les membres de la communauté.

Debra PEPLER

Biographie :
Debra Pepler est professeure émérite de recherche en psychologie à l’Université York et scientifique agrégée au Hospital for Sick Children. Sa recherche se concentre sur l’agression et la victimisation chez les enfants et les adolescents ainsi que chez les enfants dans les familles à risque. Sa recherche identifie l’intimidation comme un problème interpersonnel qui se transforme en d’autres problèmes de pouvoir et d’agression au cours de la vie d’une personne. Madame Pepler effectue des consultations et mène ses recherches dans quatre programmes : SNAP® Girls’ Connection - pour les filles présentant un trouble d’agressivité au Child Development Institute, Breaking the Cycle – pour les mères toxicomanes et leurs jeunes enfants, Pine River Institute pour les jeunes avec des problèmes de drogues et de santé mentale et le Cercle bénéfique de la prévention de la Croix-Rouge Canadienne – un programme élaboré par et pour les communautés autochtones en collaboration avec Madame Wendy Craig. Madame Pepler dirige un réseau national financé par le gouvernement fédéral, PREVNet (Réseau pour la promotion de relations saines et l’élimination de la violence). La mission de PREVNet est de promouvoir des relations saines et sûres et de prévenir l’intimidation chez les enfants et les adolescents (www.prevnet.ca).
Résumé : 
Titre : L’intimidation et les droits des enfants : Cela ne concerne pas seulement la sécurité
Tous les enfants ont le droit d’être en sécurité et ceux qui sont impliqués dans l’intimidation (autant ceux qui sont victimes que ceux qui intimident) ne sont pas en sécurité. De plus en plus de preuves démontrent que les enfants impliqués dans le problème interpersonnel de l’intimidation présentent un large éventail de problèmes physiques et de santé mentale. Au cours de notre propre étude longitudinale, nous avons constaté que les enfants qui étaient victimes chroniquement depuis l’école primaire jusqu’à l’école secondaire montraient une proportion élevée de problèmes de santé mentale et interpersonnels avec leurs parents et collègues. Notre recherche démontre aussi que les enfants qui intimident de manière répétée et persistante présentaient un éventail de problèmes de santé mentale et de comportement antisocial, ainsi que des problèmes interpersonnels avec leurs parents et collègues. Il est de notre responsabilité de s’assurer que tous les enfants soient en sécurité dans leurs relations puisqu’un développement sain repose sur des relations saines.

La sécurité est nécessaire, mais n’est pas suffisante. Aujourd’hui, les enfants grandissent dans un monde numérique avec tous les avantages et les défis qu’il comporte. Les jeunes rapportent qu’ils communiquent avec leurs amis plus fréquemment à travers des moyens électroniques que par des interactions en personne. Les jeunes ont besoin que nous les éduquions, non seulement avec des connaissances académiques, mais aussi avec des compétences interpersonnelles (pour lesquelles nous nous situons très bas au plan international). Nous devons nous unir avec les jeunes afin de les soutenir dans leur apprentissage. Nous devons leur montrer comment interagir positivement dans ce nouveau monde exigeant et comment résoudre les problèmes lorsqu’ils surgissent. Voici un commentaire que j’ai reçu d’un jeune : « Les écoles doivent être un milieu où nous apprenons comment être humain ».

François BOWEN

Biographie : 
François Bowen, Ph. D., est professeur titulaire et vice-doyen à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal, chercheur associé au GRIAS (Groupe de recherche sur les environnements scolaires), chercheur associé à l’École de santé publique de l’Université de Montréal et membre chercheur du réseau canadien PREVNet. Ses recherches se sont d’abord concentrées sur le développement de la compétence sociale en milieu scolaire. Une partie de ses recherches actuelles visent à comprendre comment l’environnement scolaire (par exemple, les pratiques d’enseignement, l’organisation de l’école, les attitudes du personnel, etc.) contribue à la qualité de l’adaptation sociale des élèves. Un autre volet important de ses recherches porte sur l’évaluation des programmes de prévention de la violence en milieu scolaire, à travers notamment l’analyse des processus de mise en œuvre de ces programmes et de leurs conditions d’efficacité.
Résumé :
Titre : Deux visions complémentaires en prévention de la violence : les approches programmes et celle s’appuyant sur le développement d’un milieu de vie de qualité
Après 40 ans de recherche consacrée au développement et à l’évaluation de différents moyens pour prévenir ou réduire la violence et l’intimidation en milieu scolaire, un certain nombre de constats émergent. Bien qu’il apparaisse clairement que les programmes visant notamment le développement des compétences socio-émotionnelles offrent des possibilités réelles d’efficacité, cette efficacité dépend en bonne partie de la façon dont ces pratiques s’implantent dans le milieu. D’autres recherches suggèrent qu’il faut plutôt bâtir des interventions qui intègrent les caractéristiques de l’environnement scolaire. Notre présentation cherchera à rapprocher ces deux approches complémentaires dans le but de proposer des stratégies (et des conditions) de mise en œuvre adaptées aux caractéristiques et aux besoins de la communauté, tout en permettant de tirer profit des avantages combinés de ces deux visions de la prévention.

Mónica RUIZ-CASARES

Biographie :
Mónica Ruiz-Casares, Ph. D., est professeure adjointe au Département de psychiatrie et au Centre de recherche sur l'enfance et la famille de l'Université McGill. Elle est également conseillère scientifique au Centre de Santé et des Services Sociaux de la Montagne à Montréal, où elle évalue les programmes sociaux et de santé auprès des familles de diverses origines ethnoculturelles. Ses ouvrages publiés portent sur les droits, la protection et le bien-être de l'enfant à travers les cultures, et les questions éthiques et méthodologiques dans la recherche avec des enfants. Elle mène des études qualitatives, quantitatives et à méthodes mixtes liées à la protection et du bien-être de l'enfant, surtout dans des contextes de séparation parent-enfant.
Résumé :
Titre : Prévention de la violence en milieu scolaire : Comment savoir si nous faisons une différence?
De nombreuses initiatives contre la violence sont conçues et mises en œuvre afin de prévenir ou de réduire l'agression par des pairs dans les écoles. Cependant, beaucoup ne sont pas systématiquement suivies et évaluées laissant ainsi les décideurs mal équipés pour décider de continuer à soutenir ces initiatives telles que mises en œuvre. Cette présentation donnera un aperçu des considérations méthodologiques et éthiques clés dans la conception des études pour fournir la meilleure preuve empirique de l'efficacité et l'efficience des initiatives de lutte contre la violence dans les écoles.

Tina DANIELS

Biographie :
Tina Daniels, Ph. D., est psychologue du développement et professeure agrégée en psychologie à l’Université Carleton à Ottawa. Ses intérêts de recherche comprennent l’étude de l’intimidation et de l’agression sociale. Elle a développé et mis en œuvre Girls United, un programme national d’intervention en réponse au phénomène d’agression sociale qu’on retrouve à l’intérieur des groupes de filles. Elle a également évalué le programme WITS pour la prévention de l’intimidation chez les enfants dans les écoles primaires.
Résumé :
Titre : L’agression sociale : programmes d’intervention prometteurs et questions toujours sans réponse 
Au cours des 20 dernières années, nous avons examiné les formes non physiques d’agression qui nuisent aux relations sociales des autres c’est-à-dire ce que l’on qualifie d’agression sociale ou interpersonnelle. Nous commençons à développer une base de connaissances pour des programmes destinés à prévenir ou à réduire ces formes de comportements reliés à l’intimidation. Cette présentation examinera les éléments qui ont été identifiés dans des programmes prometteurs comme étant nécessaires pour conter l’agression sociale/interpersonnelle tout en mettant l’accent sur la prévention de l’agression sociale dans la cyberintimidation. On identifiera certaines questions importantes sur l’efficacité de ces programmes qui demeurent sans réponse.

David SMITH

Biographie :
David Smith est professeur de counselling à la Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa. Ses principaux intérêts de recherche sont axés sur les programmes scolaires de prévention de l’intimidation avec une emphase particulière sur la compréhension de ce qui peut les rendre plus efficaces. Son programme de recherche actuel est conçu pour étudier les liens entre le climat de l’école, l’attachement des enfants à l’école et l’intimidation. Le professeur Smith est membre de PREVNet et du Bullying Researchers’ Network, deux réseaux internationaux composés de chercheurs scientifiques, d’éducateurs et d’organismes communautaires ayant pour mission la prévention de l’intimidation et la promotion des relations saines entre les enfants.
Résumé : 
Titre : Prévention de l’intimidation : état des connaissances et défis futurs
L’intimidation est maintenant reconnue comme un problème sérieux de santé publique qui affecte le développement académique et psychosocial des enfants et des jeunes. Conséquemment, une demande urgente existe dans le secteur de l’éducation pour un programme efficace de prévention de l’intimidation. Cependant, des études d’évaluation ont démontré des résultats mixtes quant aux efforts de prévention de l’intimidation. Cette présentation passera en revue l’état des recherches d’évaluation sur la prévention de l’intimidation et identifiera quelques questions importantes sur l’efficacité de ces programmes qui demeurent sans réponse.

Zachary JOHNSTONE

Biographie :
Zac est étudiant de première année à l’Université d’Ottawa en science politique et administration publique. Il est membre du conseil d’administration de Jer’s Vision et un des organisateurs de la Journée rose internationale. Zac est passionné par la justice sociale et il aide Jer’s Vision dans l’organisation d’événements reliés à la lutte contre l’homophobie et la transphobie, le sexisme, le racisme et, bien sûr, l’intimidation. Il a joué un rôle actif au sein de l’organisation à titre d’animateur d’ateliers. Quand il n’étudie pas ou qu’il ne fait pas de bénévolat, Zac travaille pour la ville d’Ottawa comme sauveteur et instructeur de natation et pour Forum pour jeunes Canadiens comme adjoint chargé de la sensibilisation. Qui plus est, Zac est le seul Canadien récipiendaire cette année du Link Crew Scholarship. Zac souhaite poursuivre ses activités de bénévolat et aspire à une carrière d’activiste pour la défense des intérêts au sein d’organisations à but non lucratif.

Hannah COLLINS

Biographie :
Originaire d’Ottawa, Hannah est étudiante au Collège Algonquin. Elle a découvert le féminisme et le droit des homosexuels à l’âge de 15 ans à travers la musique punk et riot grrrl. Depuis deux ans, elle est impliquée au sein de l’Initiative canadienne des jeunes pour la diversité de Jer’s Vision. Grâce à son travail au sein de cet organisme, elle s’est méritée, en 2012, le prix Fierté. En 2013, elle remportait le prix du Programme Femmes/Jeunes filles-chefs de file en développement communautaire du gouvernement de l’Ontario. Elle est actuellement l’une des deux coordinatrices de la formation à Jer’s Vision. Dans son temps libre, elle prépare de nouveaux ateliers et elle cuisine des gâteaux végétaliens.

Kathy VANDERGRIFT

Biographie :
Kathy Vandergrift, présidente sortante de la Coalition canadienne pour les droits des enfants, a récemment mené une revue approfondie sur l’efficacité de la mise en œuvre des droits des enfants au Canada. Kathy préconise une mise en œuvre plus complète de la Convention relative aux droits de l’enfant comme politique publique pour les enfants et le Canada dans son ensemble, y compris la prévention de la violence. Après avoir mené cette revue approfondie, Kathy a aidé à organiser une conférence sur les Évaluations de l’impact sur les droits des enfants, un outil de prévention, et elle continue de présenter devant divers groupes les bienfaits d’utiliser la Convention comme cadre de politique qui lie tous les aspects de la vie des enfants. Au cours de sa présentation, elle traitera de la Convention relative aux droits de l’enfant, des écoles et de la politique publique au Canada.
Titre : Mettre en œuvre les droits de l’enfant pour prévenir la violence

Tara COLLINS

Biographie :
Tara M. Collins, est détentrice d’un Ph.D en droit international des droits de l’enfant de l’University of London. Elle œuvre dans le domaine des droits de l’enfant depuis 1996. Son expérience professionnelle comprend : Carleton University; Egalitarian World Initiative, School of Social Justice, University College Dublin, Ireland; l’Université d’Ottawa; le gouvernement fédéral (Département des affaires étrangères et ACDI) et le Parlement; ainsi que la Coalition canadienne pour les droits des enfants. Elle est professeure adjointe à la School of Child & Youth Care, Ryerson University et elle copréside la Conférence annuelle du LRIDE 2014.

Mona PARÉ

Biographie :
Mona Paré, Ph. D., est professeure agrégée et vice-doyenne à la recherche à la Faculté de droit, Section de droit civil, Université d’Ottawa. Elle est membre fondatrice du Laboratoire de recherche interdisciplinaire sur les droits de l'enfant (LRIDE-IRLRC). Ses recherches portent sur le droit international des droits de la personne et les droits de l’enfant, particulièrement en ce qui à trait à l’égalité, la participation et l’éducation. Avant de joindre l’Université d’Ottawa en 2007, Mona travaillait aux Nations unies dans le contexte du développement de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Elle est la coprésidente de la Conférence annuelle du LRIDE 2014.

Présentations multimédias des conférencières et conférenciers
Formulaire d'inscription

http://droitcivil.uottawa.ca/laboratoire-recherche-interdisciplinaire-droits-enfant/inscription-evenement

Il n'y a pas de frais d'inscription pour assister à la Conférence. Cependant, pour les besoins de logistique, toutes les personnes intéressées à participer à l'événement doivent s'inscrire en ligne. Si vous vous inscrivez et que vous décidez d'annuler votre inscription, prière d'en informer la gestionnaire, Relations internationales et communautaires, dans les plus brefs délais en lui adressant un courriel à lbisson@uOttawa.ca afin que votre place puisse être assignée à une autre personne. Le nombre de places est limité. Nous vous remercions de votre précieuse collaboration.

Il n'y a pas de frais d'inscription pour assister à la Conférence. Cependant, pour les besoins de logistique, toutes les personnes intéressées à participer à l'événement doivent s'inscrire en ligne. Si vous vous inscrivez et que vous décidez d'annuler votre inscription, prière d'en informer la gestionnaire, Relations internationales et communautaires, dans les plus brefs délais en lui adressant un courriel à lbisson@uOttawa.ca afin que votre place puisse être assignée à une autre personne. Le nombre de places est limité. Nous vous remercions de votre précieuse collaboration.

N. B. : Le 10 mars 2014 :

Nous avons atteint le nombre maximum d’inscriptions. L’inscription est fermée à présent. Nous vous remercions de votre intérêt pour notre événement.

Avis important sur la prise de photos et d'images vidéo pendant la conférence

Des personnes attitrées prendront des images qui pourraient être utilisées par le LRIDE ou d'autres unités scolaires aux fins éducationnelles, de publicité et d'archivage. Il est possible que l'on puisse vous reconnaître dans ces images. En participant, vous acceptez d'être photographié et filmé et vous autorisez l'utilisation de votre image en format imprimé, numérique, ou électronique. Pour de plus amples renseignements, contactez line.bissonnette@uOttawa.ca

Stationnement

Stationnement payant au 100 rue Thomas-More.

Remerciements
Affiche de la conférence 2014

Comité scientifique : 
Mona Paré et Tara Collins, coprésidentes
Catherine Vanner
 
Coordination :
Line Bissonnette 

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